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Animale, de Victor Dixen

Mardi 25 novembre 2014 - Tags: , , ,

animale-victor-dixenLa réécriture ou mise à jour de contes semble à la mode. J’avais déjà lu Cendrillon et le chaperon rouge à la sauce cyberpunk. Voici boucle d’or à la sauce garou. Pour faire une comparaison, l’approche de l’auteur est différente : au lieu de transcrire l’histoire et les personnages dans un autre monde, ici, Dixen nous raconte « la vraie histoire  » de Boucle d’or et des 3 ours.

L’histoire se déroule en 1832, quelques années après les guerres napoléoniennes, en Lorraine. Blonde est une jeune couventine orpheline à l’extraordinaire chevelure blonde. Son existence recluse sans espoir va soudainement être remise en question par la révélation de son passé ou comment sa mère s’est perdue dans la forêt et a découvert une étrange chaumière avec 3 bols sur la table.

Franchement l’idée est bonne et bien exploitée. Il y a quelques trouvailles scénaristiques et l’interprétation de la vrais histoire de boucle d’or est vraiment bonne. En plus, Victor Dixen est un bon conteur et il sait tenir son lecteur en haleine.  J’ai commencé le livre par curiosité mais je n’ai pas pu le lâcher avant de savoir la fin!

Le livre est estampillé « jeunesse » mais franchement je le jugerais tout public, même si le volet sentimental est typé amourette adolescente pour midinette.

Une lecture originale et très agréable!

Goldorak au pays des soviets

Lundi 6 octobre 2014 - Tags: , , , , , ,

commando rougeComme j’aime bien les mélanges de genres et les uchronies, mon œil a été aussitôt attiré par cette nouvelle série de BDs intitulée les divisions de fer.

Fin 1944, Hitler découvre une nouvelle technologie qui lui permet de reprendre l’avantage. Ses panzers marcheurs mettent en échec les alliés. Les américains se retirent et le front à l’ouest se stabilise. Les nazis galopent vers Moscou dans leurs forteresses marchantes.
Heureusement les héros de l ‘union soviétique sont là, soigneusement motivés par leur commissaire politique. Équipés d’exo-armures géantes (et diesel !!!), ils se dressent contre la barbarie nazie. Cela donne un mélange détonant et un album bien punchy, très bien servi par un dessin magnifique et un scénario intéressant. J’ai hâte de découvrir la suite !

Double eagle, de Dan Abnett

Lundi 6 octobre 2014 - Tags: , , , ,

IMG_1769.JPGPoursuivant sur ma lancée, je viens de terminer un second roman de l’univers Warhammer 40000 intitulé Double Eagle.
Le livre se concentre sur une campagne de combats aériens entre l’empire et le chaos. Il y a bien 2-3 intrigues secondaires avec même une mini-romance mais c’est vraiment symbolique : le livre est une suite de combats aériens.
C’est donc à réserver aux amateurs. Ils seront néanmoins satisfaits parce que Dan Abnett écrit bien et parvient à nous tenir en haleine au fur et à mesure de l’évolution de plus en plus désespérée de la situation.

Dans l’ensemble pas mal mais à réserver aux fans du genre ou de W40K.

Thunderbolt

L’invisible, de Robert Pobi

Mardi 29 juillet 2014 - Tags: , ,

invisibleAprès beaucoup d’insistance de mon entourage et des manchettes alléchantes, j’ai ouvert « l’invisible » de Robert Pobi.
Un crack du FBI doit retourner au domicile de son père, un peintre célèbre, qui vient de se défenestrer. A peine arrivé, il est appelé au secours par le shérif local qui doit faire face à un meurtre horrible dans cette bourgade tranquille de Long Island. Jake Cole se joint à l’enquête pour seconder l’équipe locale. Quand un second meurtre a lieu selon le même mode opératoire, les mots ‘tueurs en série’ font monter la pression sur les enquêteurs. Pour couronner le tout, un ouragan énorme se dirige droit sur Long Island et va ravager le littoral dans quelques jours. Sans révéler davantage l’intrigue, on peut dire que l’auteur fait monter la pression crescendo en distillant les révélations au fur et à mesure du livre, laissant le lecteur conjecturer désespérément quant à l’identité du meurtrier. La révélation finale n’en est que plus stupéfiante.

Franchement c’est un bon thriller même si j’ai eu beaucoup de mal à « entrer » dans l’histoire. Je n’irais pas aussi loin que les éloges superlatifs du 4eme de couv mais cela reste un bon thriller.

La foi et le feu, de James Swallow

Mardi 29 juillet 2014 - Tags: , , ,

 

la foi et le feuDepuis que je connais le sombre univers de Warhammer 40000, j’ai toujours voulu le découvrir à travers des romans. Inventé pour servir de cadre à un jeu de figurines par la firme britannique Games Workshop, l’univers a été décliné de toutes les façons imaginables en jeux de rôle, en films et donc en livres.
Pour ceux qui ne le connaitraient pas, voici en quelques mots le cadre : au 41eme millénaire, l’humanité a été unifiée sous la bannière de l’empereur-dieu, mais elle est sans cesse en conflits avec les xénos, les hérétiques et maints autres dangers horribles. Au terme de siècles de guerre, le niveau technologique a régressé et l’empire en est réduit à piller les restes de l’âge d’or, tout en faisant preuve d’un obscurantisme évoquant l’inquisition médiévale en pire.

Les personnages principaux de ce roman sont des membres de l’adeptus sororitas, l’une est gradée au sein des sœurs de bataille, un corps de guerrières de l’inquisition, et l’autre est une sœur hospitalière. Chargées de convoyer un dangereux individu doté de pouvoirs psys, elles se retrouvent en situation délicate quand il parvient à échapper à leur garde et à s’enfuir.

Dans la première partie du livre, on assiste à l’enquête pour retrouver la trace du fuyard. La deuxième partie concentre l’action, et il y en a! J’avais peur qu’un livre dans cet environnement se réduise à une suite de combats violents mais l’écueil est évité. Certes il y a beaucoup de combats mais le conflit n’est pas aussi manichéen qu’au premier abord et tout n’est pas aussi évident qu’on aurait pu le croire au premier abord. De toutes façons, dans Warhammer 40000, même les « bons » sont des fanatiques extrémistes alors…

 

Les foulards rouges, de Cécile Duquenne

Mardi 27 mai 2014 - Tags: , , , ,

fr1fr2Les ebooks ont ça d’intéressant (aussi), c’est qu’ils génèrent de nouveaux formats et de nouveaux auteurs.
Les foulards rouges sont une série, un feuilleton.
Chaque épisode n’est pas un tome entier, mais plutôt quelques chapitres à lire en attendant la suite. Vendus 1,99€ l’épisode, ils sont très abordables et permettent de découvrir un auteur et un univers qui ne serait peut-être pas paru dans l’édition traditionnelle, malgré son talent. Attirés par de très belles couvertures aux relents steampunk, j’ai donc acheté les 2 premier épisodes de la « saison 1 » des foulards rouges, de Cécile Duquenne.

Lara est prisonnière sur la planète pénitentiaire et désertique de Bagne, la bien-nommée. Elle a été recrutée comme foulard rouge, un genre de shérif faisant respecter un semblant de loi sur une partie de cette planète peuplée seulement de criminels. Dur métier pour une des rares femmes qui ne soit pas prostituée sur cette planète. Dotée d’un caractère de cochon et de deux colts dont elle sait se servir, elle va échapper de justesse à une embuscade et devoir demander assistance à la personne qu’elle hait le plus : son père et employeur.
Jusqu’à ce que celui-ci lui parle d’un plan secret d’évasion….

C’est moins du steampunk qu’un genre de western teinté de Space opera. Le premier épisode m’a incité à acheter le second qui, trop court, m’a un peu laissé sur ma faim. L’histoire et les personnages sont bien mais j’ai peut-être un peu de mal à me faire au format. Sans doute une question d’habitude. Je préfère repasser à des livres « normaux » pour l’instant mais je me laisserai sans doute tenter par la suite pour découvrir la suite (justement) des aventures de la troublante Lara.

Farlander, de Col Buchanan

Mardi 27 mai 2014 - Tags: , , ,

farlander

J’ai eu quelques difficultés à commencer Farlander, je dois le reconnaître : la mise en place des lieux et des personnages traîne un peu en longueur avant que le rythme ne devienne vraiment intéressant.

Les Roshuns sont une confrérie d’assassins un peu spéciaux. Ils délivrent contre rémunération un talisman unique qui leur signale immédiatement la mort du porteur. Le talisman agit donc comme une dissuasion efficace : quiconque attentera à la vie du porteur se verra devenir la cible d’une vendetta et aura les assassins aux trousses.

Ash est un vieillard, mais il reste un roshun redoutable. Rongé par la maladie, il est contraint de prendre un apprenti pour transmettre son savoir. Il va choisir Nico, un jeune vagabond qui a tenté de le cambrioler. Il l’emmène au sanctuaire des roshuns pour sa formation.

Pendant ce temps-là, le monde tourne et le puissant empire religieux de Mann étend son territoire en envahissant ses voisins inexorablement. Seules les cités libres résistent au siège depuis 10 ans. Et soudain le prince héritier de Mann assassine une porteuse de Talisman. Choix difficile pour l’ordre des roshuns : Ils doivent engager la survie de leur ordre pour suivre leur vœu et sauvegarder leur crédibilité : ils engagent donc la vendetta contre une des personnes les mieux protégées du monde connu. Ash et son apprenti se lancent dans la mission.

L’idée est originale et le monde réussi. Les fanatiques religieux de Mann et leur dogme cruel sont bien dépeints comme les méchants de l’histoire. Les hommes du lointain (belle traduction de Farlander by the way) sont les fondateurs des roshuns, un peuple à la peau noire mais aux valeurs et au passé plutôt asiatiques. Chaque personnage est humain, dépeint dans les détails et l’intrigue va crescendo, un peu poussif au début jusqu’à l’affrontement final. A part les talismans et quelques thaumaturges par-ci par là, il y a peu de magie dans ce monde et pas de races non-humaines, cela tend plutôt vers le steampunk avec des armes à feu et des ballons dirigeables.
L’histoire se termine mais il y a un second tome que je lirai sûrement plus tard.

Steve Jobs : biographie de W. Isaacson

Dimanche 18 mai 2014 - Tags: , , , , , ,

jobs

J’avais envie de lire la biographie de Steve Jobs depuis qu’elle a été publiée, plus ou moins au moment de son décès. J’ai fini par le faire. Le livre a été écrit par Walter Isaacson, un spécialiste de ce genre d’ouvrages sur la base d’une série d’entretiens avec Jobs lui-même et nombre de ses proches et des personnes qui ont interagi le plus avec lui.

C’est facile à lire et la vie de Steve Jobs est passionnante. Enfant adopté, étudiant en plein dans le flower power, adepte des drogues et des régimes alimentaires extrêmes, la vie de Jobs est déjà mouvementée avant qu’il ne bricole un ordinateur dans son garage avec Steve Wozniak.
On découvre en parallèle la saga Apple avec l’Apple II, puis la révolution MacIntosh, premier ordinateur avec une interface graphique et une souris ! Plus tard, Jobs est exclu d’Apple et va fonder Next puis travailler chez Pixar où il contribue grandement au deal avec Disney.
Quand il va revenir, Apple est aux abois et il va relever la firme à la pomme non seulement en rationalisant la gamme d’ordinateurs avec l’avènement de l’iMac mais surtout en révolutionnant l’industrie de la musique avec l’iPod et iTunes. Quelques années plus tard, il révolutionnera (encore!) le marché des smartphones et créera celui des tablettes. Evidemment ces produits majeurs sont l’œuvre d’une société et pas d’un homme seul mais l’impact de ces produits sur la vie quotidienne de millions de personnes est clairement énorme et révolutionnaire. Même si Apple n’a inventé aucune des technologies, c’est sans doute le génie visionnaire de Steve Jobs qui a permis de créer des produits technologiques aussi aboutis.

Aussi si non plus intéressant est la personnalité de Steve Jobs. C’était un sale con. Il a tenté de prouver que sa première fille n’était pas de lui jusque devant un tribunal, il avait apparemment une personnalité très tranchée : les gens sont classés dans les génies ou les imbéciles sans autre option par exemple. Il manageait ses équipes par la terreur avec de fréquentes colères ; il volait les idées de ses collaborateurs, il mentait. Et, en même temps, c’était quelqu’un d’extrêmement charismatique, capable de convaincre les plus récalcitrants et de faire le show dans des keynotes copiées depuis par beaucoup : quel paradoxe !

Ce livre dépeint un portrait qui correspond plus ou moins à ce que j’avais lu par bribes sur le net, celui d’un visionnaire génial placé au croisement de l’art et de la technologie, mais également d’un homme très difficile à vivre voire antipathique.

Je ne m’étais  pas rendu compte de cette dichotomie jusque là et ça rend le personnage encore plus étonnant et atypique. Je conseille donc de lire cet ouvrage si vous voulez en savoir plus sur la vie et l’œuvre de Steve Jobs.

l’étrange affaire de Spring Heeled Jack

Jeudi 13 mars 2014 - Tags: ,

jackJ’aime bien me plonger dans l’univers Steampunk de temps à autre. C’est en lisant les commentaires de Alan et Kaël là que j’ai découvert ce livre.

L’étrange affaire de Spring Heeled Jack de Mark Hodder est le premier opus de la série des aventures de Burton & Swinburne.

Nous sommes donc dans une époque victorienne assez différente. Le personnage principal, Sir Richard Francis Burton, célèbre explorateur britannique (réel), devient agent de la couronne et est chargé par le roi de résoudre de mystérieuses agressions de jeunes filles perpétrées par une étrange créature faisant des bons fabuleux (« spring heeled jack »= Jack talons-à-ressorts).

Franchement, c’est jubilatoire! J’adore ce mélange de genres: On a des personnages historiques des années 1840 qui ont un comportement et une vie complètement différents comme l’explorateur Burton et le poète Swinburne bien sûr mais aussi Florence Nightingale, Oscar Wilde, Gustave Doré et bien d’autres.
Tout marche à vapeur: les trains bien sûr, mais aussi les fiacres avec des chevaux mécaniques, et bien sûr les rotochaises! Enfin, presque tout puisque les « technologistes » qui inventent toutes ces merveilles se sont associés avec les « eugénistes » qui se spécialisent dans les manipulations génétiques : voilà les cygnes géants, les perroquets grossiers et les loups-garous!

Comme ce monde déviant savamment de notre histoire réelle ne semblait pas suffisamment original et dense, l’auteur nous a en plus rajouté une belle intrigue de voyage dans le temps, particulièrement alambiquée à grand renforts de paradoxes temporels.

Le roman est structuré en 3 parties, la première décrite les évènements découverts par Burton, la seconde décrit les mêmes évènements mais vus par le voyageur temporel. La 3ème partie livre les révélations et surtout nous emmène dans une bataille finale hollywoodienne!

En résumé, c’est un livre très bien réussi, avec une intrigue bien léchée et un univers foisonnant. J’ai adoré. Vivement la suite!

Si l’univers Steampunk vous intéresse, abonnez-vous à la page facebook « Steampunk tendencies » pour découvrir de nombreuses photos dans ce thème.

la maîtresse de guerre, de Gabriel Katz

Dimanche 9 mars 2014 - Tags: ,

maitresse de guerreJ’ai découvert Gabriel Katz avec sa trilogie du puits des mémoires. J’ai fait l’acquisition de son nouveau livre « la maîtresse de guerre » lors d’une séance de dédicaces à la Fnac de Mulhouse.

Il s’agit cette fois d’un one-shot. Le personnage principal, Kaelyn, est la fille d’un maitre d’armes. Il commence à lui enseigner le métier malgré la désapprobation de tous : une fille guerrière, impensable! Il meurt malheureusement avant d’avoir fini sa formation. Comme elle ne parvient pas à trouver d’autre maître qui accepte de lui enseigner, Kaelyn s’engage dans la grande armée qui part en croisade contre les esclavagistes du Sud.

Dès la première bataille, Kaelyn est faite prisonnière… par le maître de guerre adverse. A force de culot et d’obstination, elle parvient à le convaincre de la prendre comme élève.

Évidemment, le thème principal du bouquin est le sexisme. Aussi bien dans le nord que dans le sud oriental, la place des femmes est au fourneaux, pas dans les métiers des armes. Le thème ne me tentait pas vraiment, trop vu et revu. Ceci dit, l’auteur ne nous rabâche pas les poncifs féministes mais nous dépeint une héroïne qui n’est pas un garçon manqué et des personnages secondaires féminins qui savent tirer leur épingle du jeu. C’est plutôt réussi.
Ce qui est aussi intéressant, c’est que le livre échappe au manichéisme ambiant dans la fantasy : les bons annoncés ne le sont pas tant que ça et les esclavagistes ne sont pas si méchants, à part ce fâcheux penchant. Les personnages principaux ne sont ni tout blanc ni tout noir non plus, surtout l’ambivalent maitre de guerre qui semble souffler le chaud et le froid aussi bien dans la guerre et la politique que dans les relations avec son élève.

Gabriel Katz raconte bien les histoires, c’est très facile à lire, difficile à lâcher avant de savoir la fin.
A noter qu’il y a bien 2-3 sorciers dans l’histoire mais pas de dragon, ni même d’elfes. C’est donc de la fantasy pratiquement sans fantastique. Il n’y a pas d’orques non plus quoique les waegs n’aient rien à leur envier, si ce n’est qu’ils n’ont pas la peau verte.

J’ai quand même préféré le puits des mémoires mais la maitresse de guerre est vraiment très agréable à lire sur un seul tome, un format assez rare dans le genre.

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