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Les foulards rouges, de Cécile Duquenne

Mardi 27 mai 2014 - Tags: , , , ,

fr1fr2Les ebooks ont ça d’intéressant (aussi), c’est qu’ils génèrent de nouveaux formats et de nouveaux auteurs.
Les foulards rouges sont une série, un feuilleton.
Chaque épisode n’est pas un tome entier, mais plutôt quelques chapitres à lire en attendant la suite. Vendus 1,99€ l’épisode, ils sont très abordables et permettent de découvrir un auteur et un univers qui ne serait peut-être pas paru dans l’édition traditionnelle, malgré son talent. Attirés par de très belles couvertures aux relents steampunk, j’ai donc acheté les 2 premier épisodes de la « saison 1 » des foulards rouges, de Cécile Duquenne.

Lara est prisonnière sur la planète pénitentiaire et désertique de Bagne, la bien-nommée. Elle a été recrutée comme foulard rouge, un genre de shérif faisant respecter un semblant de loi sur une partie de cette planète peuplée seulement de criminels. Dur métier pour une des rares femmes qui ne soit pas prostituée sur cette planète. Dotée d’un caractère de cochon et de deux colts dont elle sait se servir, elle va échapper de justesse à une embuscade et devoir demander assistance à la personne qu’elle hait le plus : son père et employeur.
Jusqu’à ce que celui-ci lui parle d’un plan secret d’évasion….

C’est moins du steampunk qu’un genre de western teinté de Space opera. Le premier épisode m’a incité à acheter le second qui, trop court, m’a un peu laissé sur ma faim. L’histoire et les personnages sont bien mais j’ai peut-être un peu de mal à me faire au format. Sans doute une question d’habitude. Je préfère repasser à des livres « normaux » pour l’instant mais je me laisserai sans doute tenter par la suite pour découvrir la suite (justement) des aventures de la troublante Lara.

Farlander, de Col Buchanan

Mardi 27 mai 2014 - Tags: , , ,

farlander

J’ai eu quelques difficultés à commencer Farlander, je dois le reconnaître : la mise en place des lieux et des personnages traîne un peu en longueur avant que le rythme ne devienne vraiment intéressant.

Les Roshuns sont une confrérie d’assassins un peu spéciaux. Ils délivrent contre rémunération un talisman unique qui leur signale immédiatement la mort du porteur. Le talisman agit donc comme une dissuasion efficace : quiconque attentera à la vie du porteur se verra devenir la cible d’une vendetta et aura les assassins aux trousses.

Ash est un vieillard, mais il reste un roshun redoutable. Rongé par la maladie, il est contraint de prendre un apprenti pour transmettre son savoir. Il va choisir Nico, un jeune vagabond qui a tenté de le cambrioler. Il l’emmène au sanctuaire des roshuns pour sa formation.

Pendant ce temps-là, le monde tourne et le puissant empire religieux de Mann étend son territoire en envahissant ses voisins inexorablement. Seules les cités libres résistent au siège depuis 10 ans. Et soudain le prince héritier de Mann assassine une porteuse de Talisman. Choix difficile pour l’ordre des roshuns : Ils doivent engager la survie de leur ordre pour suivre leur vœu et sauvegarder leur crédibilité : ils engagent donc la vendetta contre une des personnes les mieux protégées du monde connu. Ash et son apprenti se lancent dans la mission.

L’idée est originale et le monde réussi. Les fanatiques religieux de Mann et leur dogme cruel sont bien dépeints comme les méchants de l’histoire. Les hommes du lointain (belle traduction de Farlander by the way) sont les fondateurs des roshuns, un peuple à la peau noire mais aux valeurs et au passé plutôt asiatiques. Chaque personnage est humain, dépeint dans les détails et l’intrigue va crescendo, un peu poussif au début jusqu’à l’affrontement final. A part les talismans et quelques thaumaturges par-ci par là, il y a peu de magie dans ce monde et pas de races non-humaines, cela tend plutôt vers le steampunk avec des armes à feu et des ballons dirigeables.
L’histoire se termine mais il y a un second tome que je lirai sûrement plus tard.

Steve Jobs : biographie de W. Isaacson

Dimanche 18 mai 2014 - Tags: , , , , , ,

jobs

J’avais envie de lire la biographie de Steve Jobs depuis qu’elle a été publiée, plus ou moins au moment de son décès. J’ai fini par le faire. Le livre a été écrit par Walter Isaacson, un spécialiste de ce genre d’ouvrages sur la base d’une série d’entretiens avec Jobs lui-même et nombre de ses proches et des personnes qui ont interagi le plus avec lui.

C’est facile à lire et la vie de Steve Jobs est passionnante. Enfant adopté, étudiant en plein dans le flower power, adepte des drogues et des régimes alimentaires extrêmes, la vie de Jobs est déjà mouvementée avant qu’il ne bricole un ordinateur dans son garage avec Steve Wozniak.
On découvre en parallèle la saga Apple avec l’Apple II, puis la révolution MacIntosh, premier ordinateur avec une interface graphique et une souris ! Plus tard, Jobs est exclu d’Apple et va fonder Next puis travailler chez Pixar où il contribue grandement au deal avec Disney.
Quand il va revenir, Apple est aux abois et il va relever la firme à la pomme non seulement en rationalisant la gamme d’ordinateurs avec l’avènement de l’iMac mais surtout en révolutionnant l’industrie de la musique avec l’iPod et iTunes. Quelques années plus tard, il révolutionnera (encore!) le marché des smartphones et créera celui des tablettes. Evidemment ces produits majeurs sont l’œuvre d’une société et pas d’un homme seul mais l’impact de ces produits sur la vie quotidienne de millions de personnes est clairement énorme et révolutionnaire. Même si Apple n’a inventé aucune des technologies, c’est sans doute le génie visionnaire de Steve Jobs qui a permis de créer des produits technologiques aussi aboutis.

Aussi si non plus intéressant est la personnalité de Steve Jobs. C’était un sale con. Il a tenté de prouver que sa première fille n’était pas de lui jusque devant un tribunal, il avait apparemment une personnalité très tranchée : les gens sont classés dans les génies ou les imbéciles sans autre option par exemple. Il manageait ses équipes par la terreur avec de fréquentes colères ; il volait les idées de ses collaborateurs, il mentait. Et, en même temps, c’était quelqu’un d’extrêmement charismatique, capable de convaincre les plus récalcitrants et de faire le show dans des keynotes copiées depuis par beaucoup : quel paradoxe !

Ce livre dépeint un portrait qui correspond plus ou moins à ce que j’avais lu par bribes sur le net, celui d’un visionnaire génial placé au croisement de l’art et de la technologie, mais également d’un homme très difficile à vivre voire antipathique.

Je ne m’étais  pas rendu compte de cette dichotomie jusque là et ça rend le personnage encore plus étonnant et atypique. Je conseille donc de lire cet ouvrage si vous voulez en savoir plus sur la vie et l’œuvre de Steve Jobs.

l’étrange affaire de Spring Heeled Jack

Jeudi 13 mars 2014 - Tags: ,

jackJ’aime bien me plonger dans l’univers Steampunk de temps à autre. C’est en lisant les commentaires de Alan et Kaël là que j’ai découvert ce livre.

L’étrange affaire de Spring Heeled Jack de Mark Hodder est le premier opus de la série des aventures de Burton & Swinburne.

Nous sommes donc dans une époque victorienne assez différente. Le personnage principal, Sir Richard Francis Burton, célèbre explorateur britannique (réel), devient agent de la couronne et est chargé par le roi de résoudre de mystérieuses agressions de jeunes filles perpétrées par une étrange créature faisant des bons fabuleux (« spring heeled jack »= Jack talons-à-ressorts).

Franchement, c’est jubilatoire! J’adore ce mélange de genres: On a des personnages historiques des années 1840 qui ont un comportement et une vie complètement différents comme l’explorateur Burton et le poète Swinburne bien sûr mais aussi Florence Nightingale, Oscar Wilde, Gustave Doré et bien d’autres.
Tout marche à vapeur: les trains bien sûr, mais aussi les fiacres avec des chevaux mécaniques, et bien sûr les rotochaises! Enfin, presque tout puisque les « technologistes » qui inventent toutes ces merveilles se sont associés avec les « eugénistes » qui se spécialisent dans les manipulations génétiques : voilà les cygnes géants, les perroquets grossiers et les loups-garous!

Comme ce monde déviant savamment de notre histoire réelle ne semblait pas suffisamment original et dense, l’auteur nous a en plus rajouté une belle intrigue de voyage dans le temps, particulièrement alambiquée à grand renforts de paradoxes temporels.

Le roman est structuré en 3 parties, la première décrite les évènements découverts par Burton, la seconde décrit les mêmes évènements mais vus par le voyageur temporel. La 3ème partie livre les révélations et surtout nous emmène dans une bataille finale hollywoodienne!

En résumé, c’est un livre très bien réussi, avec une intrigue bien léchée et un univers foisonnant. J’ai adoré. Vivement la suite!

Si l’univers Steampunk vous intéresse, abonnez-vous à la page facebook « Steampunk tendencies » pour découvrir de nombreuses photos dans ce thème.

la maîtresse de guerre, de Gabriel Katz

Dimanche 9 mars 2014 - Tags: ,

maitresse de guerreJ’ai découvert Gabriel Katz avec sa trilogie du puits des mémoires. J’ai fait l’acquisition de son nouveau livre « la maîtresse de guerre » lors d’une séance de dédicaces à la Fnac de Mulhouse.

Il s’agit cette fois d’un one-shot. Le personnage principal, Kaelyn, est la fille d’un maitre d’armes. Il commence à lui enseigner le métier malgré la désapprobation de tous : une fille guerrière, impensable! Il meurt malheureusement avant d’avoir fini sa formation. Comme elle ne parvient pas à trouver d’autre maître qui accepte de lui enseigner, Kaelyn s’engage dans la grande armée qui part en croisade contre les esclavagistes du Sud.

Dès la première bataille, Kaelyn est faite prisonnière… par le maître de guerre adverse. A force de culot et d’obstination, elle parvient à le convaincre de la prendre comme élève.

Évidemment, le thème principal du bouquin est le sexisme. Aussi bien dans le nord que dans le sud oriental, la place des femmes est au fourneaux, pas dans les métiers des armes. Le thème ne me tentait pas vraiment, trop vu et revu. Ceci dit, l’auteur ne nous rabâche pas les poncifs féministes mais nous dépeint une héroïne qui n’est pas un garçon manqué et des personnages secondaires féminins qui savent tirer leur épingle du jeu. C’est plutôt réussi.
Ce qui est aussi intéressant, c’est que le livre échappe au manichéisme ambiant dans la fantasy : les bons annoncés ne le sont pas tant que ça et les esclavagistes ne sont pas si méchants, à part ce fâcheux penchant. Les personnages principaux ne sont ni tout blanc ni tout noir non plus, surtout l’ambivalent maitre de guerre qui semble souffler le chaud et le froid aussi bien dans la guerre et la politique que dans les relations avec son élève.

Gabriel Katz raconte bien les histoires, c’est très facile à lire, difficile à lâcher avant de savoir la fin.
A noter qu’il y a bien 2-3 sorciers dans l’histoire mais pas de dragon, ni même d’elfes. C’est donc de la fantasy pratiquement sans fantastique. Il n’y a pas d’orques non plus quoique les waegs n’aient rien à leur envier, si ce n’est qu’ils n’ont pas la peau verte.

J’ai quand même préféré le puits des mémoires mais la maitresse de guerre est vraiment très agréable à lire sur un seul tome, un format assez rare dans le genre.

Bird Cloud d’Annie Proulx

Vendredi 21 février 2014 - Tags: , ,

birdcloudJe suis tombé presque par hasard sur ce livre à la médiathèque. Attiré par le paysage sauvage sur la couverture, j’ai été tenté par le pitch qui parlait d’un auteur, Annie Proulx, apparemment très connue mais dont je n’avais jamais entendu parler. Seule une de ces nouvelles m’évoquait quelque chose : Brokeback Mountain, sur laquelle a été basé le film du même nom.

Bird Cloud n’est pas une nouvelle, ni un roman. C’est l’histoire de la maison que l’auteur s’est fait construire dans le Wyoming, avec force ennuis. Histoire de meubler, il y a aussi plusieurs chapitres sur sa généalogie, quelques anecdotes historiques et des chapitres consacrés à ses observations de la flore et de la faune. Il s’agit donc d’un livre fourre-tout pas vraiment palpitant et sans histoire à raconter.

Publishers Weekly a titré selon le quatrième de couverture « une ode intense à l’ouest majestueux ». Pour grandiloquent, le titre est assez juste. Annie Proulx écrit très bien, ses descriptions sont poétiques et c’est agréable à lire même quand le sujet n’est pas vraiment palpitant. Quant à l’Ouest majestueux, il est là, comme la couverture le vantait. On parle de flore et de faune, des aigles , des wapitis, etc… mais aussi du paysage sauvage et grandiose de cette région de l’Ouest des USA, à quelques pas (à l’échelle américaine) du célèbre parc de Yellowstone.

Donc un livre que je ne recommanderais pas, mais un auteur et un cadre qui donne envie d’y revenir.

L’espionne de Tanger par María Dueñas

Dimanche 9 février 2014 - Tags: , , , , ,

duenasSira est une jeune femme espagnole qui vit avec sa mère seule dans le Madrid des années 30. Elle apprend le dur métier de couturière et survit péniblement alors que la situation politique se détériore. Elle rencontre Ramiro et c’est le coup de foudre. L’homme est séduisant et entraine Sira dans une nouvelle vie qui fait paraître son fiancé bien falot.

Quand la crise empire, Ramiro et Sira quittent la péninsule pour se réfugier dans le protectorat marocain, à Tanger. Ramiro a des projets, il rencontre des gens… et un jour, il s’en va, emportant toutes leurs richesses  et le cœur de Sira au passage.

Désespérée, la malheureuse manque d’y rester mais elle est secourue par des âmes charitables et elle va se remettre difficilement avant d’ouvrir sa maison de couture à Tétouan. Cela va lui permettre de se reconstruire et même de gagner une certaine notoriété dans le microcosme de Tétouan, protégé de la guerre civile qui déchire l’Espagne par la distance.

Ses clientes allemandes entre autres attireront l’attention des services secrets anglais, qui vont la recruter afin de recueillir toutes le informations utiles pour éviter l’entrée en guerre de l’Espagne aux côtés de l’Axe.

Le roman est très bien écrit, les aventures de Sira sont tour à tour émouvantes, haletantes et de multiples rebondissements tiennent le lecteur en haleine. La partie espionnage ne commence que dans le dernier quart du livre, c’est pourquoi le titre français est peu représentatif du livre.

Le cadre et l’époque sont originaux : le protectorat espagnol au Maroc, les villes de Tanger et Tétouan ainsi que la sanglante guerre civile en Espagne à la veille et au début de la seconde guerre mondiale. J’ai beaucoup appris de cette période troublée tout en lisant avec plaisir les avenures d’une jeune femme racontées avec talent.

Dragon 1 : l’âge du feu de E. E. Knight

Mercredi 22 janvier 2014 - Tags: , ,

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L’originalité de ce bouquin de fantasy ne tient pas tellement au monde. Il y a des humains conquérants, des elfes et des nains sur le retour… C’est assez classique même si l’auteur a su ajouter quelques touches pour se différencier comme le peuple des garnes.

Le truc intéressant, c’est que le personnage central est un dragon. C’est lui le héros et il commence tout petit, à la sortie de l’oeuf. Et la vie des dragons n’est pas facile! Ils ont beau être une race puissante et intelligente, ils sont traqués par tous les autres et ils sont menacés de disparition eux aussi. En plus, Auron commence son histoire de dragonnet gris sans écailles, sans feu, sans ailes et guère plus gros qu’un chien. A peine sorti de l’oeuf, il devra défendre sa vie contre ses frères. A peine quelques mois plus tard, leur nid est attaqué, ses parents tués et il se retrouve hors de la caverne avec une de ses soeurs, livrés à eux-mêmes. Ils vont devoir survivre d’abord ensemble puis séparément dans un monde hostile. Les aventures d’Auron sont bien racontées, plutôt bien trouvées et variées. Le livre finit sur l’image d’Auron et de sa compagne veillant sur leur première couvée. Je pourrais bien me laisser tenter par lire la suite plus tard.

Bilan lectures 2013

Samedi 4 janvier 2014 -

Comme je l’ai déjà fait sur mon site favori Librarything en 2012, 2011 et avant, il est temps de faire mon petit bilan annuel sur mes lectures.

J’ai donc lu 38 livres en 2013, plus que les 26 de 2012, ce qui me satisfait.

Comme d’habitude, il y a une nette prédominance de fantasy avec des auteurs français comme les chroniques des féals de Mathieu Gaborit ou l’agent des ombres de Michel Robert et des auteurs anglo-saxons comme David Gemmell et bien sûr Raymond Feist.
J’ai lu la fin du puits des mémoires, une excellente trilogie de fantasy sur le thème de l’amnésie.

J’avais commencé l’année par « un arc-en-ciel dans la nuit » de Dominique Lapierre qui raconte avec beaucoup de talent l’histoire de l’Afrique du Sud de l’arrivée des colons hollandais jusqu’à la fin de l’apartheid. Une lecture qui m’a aidé à mieux comprendre l’homme exceptionnel qu’était Nelson Mandela, malheureusement disparu en cette fin d’année 2013.

J’ai découvert cette année un nouveau genre. l’humour! En commençant par « le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire« , une épopée loufoque qui promène un suédois improbable sur toute la planète tout au long de la fin du XXème siècle, j’ai ri tout au long de ma lecture.
J’ai poursuivi avec deux livres de Gilles Legardinier, très drôles mais aussi assez émouvants.

Un peu différent, j’ai lu « la troisième révolution industrielle » de l’économiste américain Jeremy Rifkin. C’est un livre passionnant de prospective économique qui détaille une théorie pour une économie future basée sur la collaboration et le respect de l’environnement.

Pour tout voir, consultez la liste ici.

livres 2013

 

Le Conclave des ombres, de Raymond Feist

Vendredi 3 janvier 2014 - Tags: , , , ,

feistJe suis un grand fan des œuvres de Raymond Feist depuis que j’ai découvert la guerre de la faille il y a déjà quelques années.
Cette fois, c’est grâce à l’idée de Bragelonne de proposer des cycles en intégrale en ebook que je me suis replongé dans le monde de Midkemia. J’ai fait ainsi une économie d’argent mais surtout de place sur mes étagères déjà fort encombrées!

La trilogie du conclave des ombres se compose de :

  1. Serre du faucon argenté
  2. le roi des renards
  3. le retour du banni

Le tome 1 commence avec l’extermination d’un peuple de montagnards par un seigneur de guerre. Le seul survivant, un jeune garçon, est recueilli, gravement blessé par des voyageurs. Il brûle évidemment de se venger mais il doit sa vie à ses sauveurs, qui se trouvent être des magiciens au service d’une organisation secrète, le conclave des ombres. Pour rembourser sa dette, il va apprendre et se transformer en agent du conclave. Le tome 1 raconte son apprentissage et sa première vengeance contre ceux qui ont exterminé son peuple.

Dans le roi des renards, Ser Fauconnier, devenu un jeune homme, entre au service de son pire ennemi, Kaspar d’Olasko et cherche l’opportunité de le tuer. C’est le duc qui va pourtant se servir de lui et l’envoyer moisir dans un bagne sinistre. Ser s’en évadera et montera un complot complexe pour finir par vaincre son ennemi.

Le personnage principal du 3ème tome n’est plus Ser mais le duc Kaspar, banni par les magiciens à l’autre bout du monde. C’est un peu déroutant mais le livre est différent : plus d’intrigues de cour et de complot mais un long voyage, lesté d’un sombre boulet magique. Kaspar, sur la voie du repentir, cherche à rentrer chez lui mais est contraint de passer par de multiples péripéties.

La trilogie n’est pas homogène, c’est plutôt 2+1 mais il vaut quand même mieux lire les 3 tomes dans l’ordre. Les deux premiers sont plutôt concentrés sur des intrigues politiques et des combats alors que le « retour du banni » est plutôt un road movie très magique avec le retour au premier plan de quelques personnages majeurs de Midkemia comme Pug et Tomas.
Même si ce cycle n’est pas aussi bon que le cycle originel ou celui de la guerre des serpents, il est excellent et meilleur que d’autres que j’ai lu de Feist.

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