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Gowalla…toujours

Vendredi 12 août 2011 - Tags:

Malgré les mois qui passent depuis mon premier billet sur le sujet, je ne me lasse pas encore de Gowalla. J’ai pu encore en profiter au cours des vacances. Les billets qui le comparent à Foursquare sont nombreux et ils présentent souvent les 2 services comme des rivaux. Si compétition il y a, elle s’évaluerait en terme de nombre d’utilisateurs et….elle serait terminée. Comme le VHS a triomphé en son temps du V2000 techniquement supérieur, Foursquare a atteint un nombre d’utilisateurs que Gowalla n’est plus en mesure de rattraper.

Je voudrais plutôt comparer les deux services en termes de « philosophie » et de fonctionnalités et expliquer pourquoi Gowalla me convient mieux.

Mayor vs Stamps

Chutes du NiagaraLe but de Foursquare est de devenir le mayor (le maire) du plus d’endroits possible. La mécanique de jeu encourage donc à revenir souvent au même endroit. La compétition pour ce titre virtuel est sans doute la partie du jeu la plus motivante. A noter que Foursquare offre de plus en plus d’avantages réels à ses utilisateurs, sous la forme d’offres spéciales ou de réductions proposées aux mayors par les commerçants.
Notre DameGowalla utilise la métaphore du passeport et le but est de rassembler le plus de tampons (stamps) sur son passeport, donc de visiter le plus d’endroits différents. Pour moi, toutes proportions gardées, c’est un encouragement à la découverte et au voyage, sans compter que les endroits notables du monde sont personnalisés par des « tampons » très jolis. Je vois davantage d’intérêt à partager ma localisation sur Twitter ou Facebook si je suis en voyage ou dans un endroit notable, plutôt que de dire que je suis le mayor de la gare où je passe tous les jours.

Trips & highlights vs tips

Une fonction très intéressante chez Gowalla s’appelle les itinéraires (trips). Il permet à tout utilisateur de créer jusqu’à 10 listes d’endroits et de les rendre accessible aux autres utilisateurs. On peut donc créer un itinéraire concernant les principaux endroits de sa ville avec un intérêt touristique, ou les meilleurs bars et restaurants, etc… à l’usage des visiteurs. Je me suis servi de Gowalla pour préparer un weekend à Barcelone avec succès. Gowalla utilise d’ailleurs cette fonction pour proposer à des partenaires comme National Geographic de créer ces itinéraires. A cela s’ajoutent les « points forts » (highlights) qui permettent d’identifier ses endroits favoris. Les grandes villes comme Paris bénéficient d’une page synthétique sur le site internet qui en tire parti.

Foursquare propose à ses utilisateurs de laisser des astuces (tips) dans les endroits qu’ils visitent comme par exemple les plats recommandés dans un resto ou le meilleur cocktail d’un bar. C’est apparemment aussi peu utilisé que les highlights de Gowalla mais c’est dommage car cela se révèle parfois utile.

Visibilité

Si on veut jalousement préserver sa vie privée, il faut éviter ces services. Je recommande pour ma part d’utiliser un pseudo et pas sa véritable identité. Le site internet de Gowalla se montre moins « discret » que celui de Foursquare, mais ça le rend aussi pour moi plus intéressant. L’historique de chaque utilisateur est consultable soit par tous les utilisateurs soit uniquement par ses « amis ». L’historique de chaque endroit est aussi consultable, ce qui montre sa popularité, au vu du nombre de visites et de photos.
Foursquare et Gowalla offrent tous les 2 l’option de partager les checkins sur Twitter et Facebook. Cette pratique est cependant plutôt invasive sur les timelines et les murs, elle est donc à utiliser avec parcimonie. C’est d’autant mieux car on ne veut pas nécessairement partager tous ses checkins. Ni forcer ou inciter ses amis à s’inscrire sur Foursquare ou Gowalla. Donc, même si ces services sont clairement plus intéressants quand les utilisateurs sont nombreux, ce n’est pas une si grande contrainte si tous vos amis ne veulent pas s’inscrire (ou ne peuvent pas, après tout, tout le monde n’a pas un smartphone).

Pour en finir avec l’opposition, de très nombreux utilisateurs de Gowalla utilisent aussi Fourquare soit manuellement (un checkin après l’autre) soit directement via l’appli Gowalla qui fonctionne souvent, mais pas toujours. Associer les millions d’endroits des 2 services ne peut pas se faire complètement automatiquement et la tâche est alors titanesque.
En guise de conclusion, je dirais que Gowalla a perdu la bataille de la taille mais semble faire évoluer son service « au-delà du checkin », essayer de se différencier pour éviter la compétition frontale, peut-être vers le guide de voyage. L’avenir nous le dira.

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