Ma famille est Geni…ale
Il y a quelques semaines de ça, je suis allé faire du rangement dans le grenier de mes parents. Je suis tombé sur des boîtes et des cartons d’anciennes photos de famille et de lettres. Cela a rallumé ma fibre généalogique.
Elle m’a pris pour la première fois peu avant la naissance de ma fille, sans doute voulais-je mieux connaitre son passé pour préparer l’avenir. A l’époque, il existait des logiciels pour enregistrer les informations, du local, pas de cloud. Aujourd’hui, je pense que l’essentiel se fait en ligne, tellement l’échange de données est important pour les recherches.
Racheté il y a quelques années par Myheritage (le mastodonte du secteur), Geni est un site qui a une approche légèrement différente. Je l’utilise depuis 2007 parce qu’il combine des outils de recherche avec des fonctions plus proches du réseau social :
- Recherche généalogique
- arbre généalogique graphique avec plusieurs représentations
- gestion des sources
- recherche de doublons et de correspondances dans les arbres des autres utilisateurs
- Réseau social
- Rappel des dates d’anniversaire
- partage de photos et vidéos
- Cartes et statistiques
Le site est aussi animé par une idée originale et séduisante : Construire l’arbre généalogique mondial. Cela se traduit par deux éléments : la communauté fait l’arbre généalogique des célébrités (vous êtes parent avec Charles III?) et surtout vous pouvez « accrocher » votre propre famille à cet arbre mondial, et ainsi l’étendre grâce aux arbres des autres utilisateurs. On est quand même à plus de 209 millions de profils à l’heure où j’écris ces lignes.
Ce qui me plaît, dans la généalogie, c’est le côté recherche : creuser pour trouver des sources, effectuer des recoupements, etc… et surtout ce qui est intéressant, c’est de trouver des parcours de vie atypiques comme par exemple Edouard Ahnne, un cousin au 3ème ou 4ème degré qui est parti de l’Est de la France fin XIXème siècle pour aller s’installer à Tahiti comme directeur d’école. Motivé par l’appel du 18 Juin 1940 du Général de Gaulle, il a milité pour le ralliement de la Polynésie à la France libre, ce qui lui a valu d’être nommé compagnon de la libération et d’avoir une rue à son nom à Papeete. Un de ses fils, né à Papeete, reviendra vivre à Strasbourg comme conservateur de musée.
Une autre de mes découvertes parle de l’émigration de nombreuses familles d’une petite vallée des Vosges, le ban de la roche, vers les États-Unis où ils fondent le village de Woolstock dans l’Iowa, village qui compte encore aujourd’hui une « French Church » construite en 1896 et jouxtée d’un cimetière où les tombes ont des noms bien français.

Comme je suis sujet aux passions cycliques et que j’ai parlé d’une « crise », je me lasserai sûrement de remplir des noms et des dates sur ce site au bout d’un moment mais au moins ces informations ne seront pas perdues, ni pour moi, ni pour ma famille, ni pour les autres généalogistes.


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